Ecouter en direct

l'actualité en Balagne avec Corse net infos

Corse-Paris : Un dialogue déjà difficile
1 photo disponible

Corse-Paris : Un dialogue déjà difficile


Calvi

Par

Le 14 Décembre 2017


Les lendemains de victoire, pour les nationalistes, prolongent peut-être la liesse, mails ils portent aussi avec eux des préoccupations certaines, notamment en ce qui concerne l'attitude du gouvernement.

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont beau arpenter les plateaux, ressasser jusqu'à l'usure le programme sur lequel ils ont été plébiscités, rien n'y fait.
On leur pose toujours les mêmes questions... et on ne tient pas compte de leurs réponses. D'abord, qu'ils aient gagné est suspect, anormal ; ce n'est par pour cela qu'il faut prendre en considération les négociations qu'ils demandent. Leurs interlocuteurs s'engagent à leur démontrer que leur particularisme ne peut pas être aussi particulier qu'ils le croient, tant ils sont l'émanation politique d'assistés et de parasites. C'est bien connu, les impôts de tous les petits blancs continentaux servent à engraisser la fainéantise insulaire – il n'en restait d'ailleurs presque plus pour payer les somptueuses obsèques d'un chanteur résident fiscal à l'étranger...

A l'affirmation collective du côté de la Corse, qui a choisi ses porte-parole, répond en face une négation dispersée et lancinante, qui vient de l'opinion publique, des médias et de la classe politique - et cela fait beaucoup. Avant même qu'on ait fixé le principe de se mettre autour d'une table, des murs se sont dressés. Certaines réformes nécessitent-elles l'inscription de la Corse dans la Constitution ? C'est dit d'avance, la Constitution ne sera pas changée dans cette perspective. Si des initiatives doivent être prises en compte, elles se situeront « dans le cadre constitutionnel », a dit le Premier ministre Edouard Philippe. Quand il évoque les discussions à venir, il précise qu'elles seront « naturelles, républicaines et normales » ; il y a là des sous-entendus transparents, comme lorsque le ministre de l'Intérieur adresse aux vainqueurs ses « félicitations républicaines ». Il est évident qu'être politicien corse, ce n'est pas être dans la droite ligne de la République, mais un peu dans la dérive et la magouille... Et c'est faire œuvre civilisatrice que de nous la rappeler.

Heureusement, une initiative positive est venue tempérer cette mauvaise première impression : la nomination de Jacqueline Gourault comme « Madame Corse ». C'est une ministre qui a fait ses preuves dans la connaissance de la gestion des territoires. De plus, par son passage au Modem, elle s'est familiarisée avec la vision qu'avait de la Corse François Bayrou, qui en 2010, dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle, proposait une autonomie élargie de l'île et et une reconnaissance de fait de la langue corse, après la signature prévue par lui de la Charte européenne des langue minoritaires.

Mais quelle sera sa marge d'initiative dans le dialogue qui va s'instaurer entre ses services et les élus corses, on ne devrait pas tarder à le savoir. Car dans le parti de Président Macron, beaucoup se sont fait les dents sur la Corse, en lui reprochant le verdict des urnes : les insulaires seraient matures pour voter, mais immatures dans leur choix, et celui-ci prendrait des allures de provocation. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux, a déjà clos plusieurs débats pas encore commencés. Mais il n'est que porte parole, en l'occurrence - on l'espère - de la sienne seule. Il n'est pas le premier à s'exprimer ainsi. Reste à savoir si les sous-fifres ne livrent que leurs propres humeurs, ou s'ils sont téléguidés par leur chef pour prendre ainsi la température de la situation. Dans l'Olympe de Jupiter, les bas de plafond ne manquent pas... Espérons que que la Corse n'aura pas à pâtir, comme tant de fois par le passé, des assauts conjugués de l'arrogance et de l'ignorance. C'est pourquoi il serait utile, si ce n'est indispensable, que le Président de la République parle enfin sur le dossier corse, avec la rigueur et la clarté qu'il a su souvent démontrer par ailleurs.



Plus d'informations, cliquer ici

Partager cette actualité avec mes ami(e)s sur Facebook !


RETOUR

Autre actualités pour Calvi :
A màghjina - L'alba nant'à u Monte Aragnascu

Le 23 Juillet 2026

Les premières lueurs du jour embrasent les crêtes du Monte Aragnascu qui sépare les vallées de la Gravona et du Prunelli. Dans le silence de l'aube, le soleil se hisse lentement au-dessus des montagnes, révélant peu à peu les reliefs et la végétation encore endormie. Un instant suspendu, où la lumière naissante rappelle toute la beauté sauvage de l'île et invite à la contemplation.

Radio Calvi U tempu in Corsica

Le 23 Juillet 2026

Le soleil domine largement toute la journée, malgré quelques passages nuageux. Le Libecciu discret jusqu'à présent se lève et souffle en rafales supérieures à 60 km/h l'après-midi. Les températures maximales dépassent encore 35 degrés. Le risque de feu de forêt est très élevé.

Radio Calvi Incendies : la polémique enfle autour du manque de moyens aériens disponibles pour la Corse

Le 23 Juillet 2026

La polémique autour des moyens aériens engagés dans la lutte contre les incendies actuellement en cours dans le centre de l'île ne faiblit pas. Après les déclarations du président du conseil d'administration du SIS de Haute-Corse, Hyacinthe Vanni, le STC des sapeurs-pompiers du Cismonte ainsi que les mouvements Nazione et Core in Fronte prennent à leur tour position et réclament un renforcement durable des moyens prépositionnés sur l'île.

Radio Calvi Face à un risque incendie très sévère, plusieurs massifs forestiers fermés en Balagne et dans l'Extrême Sud ce jeudi

Le 23 Juillet 2026

En raison d'un risque incendie classé « très sévère » par Météo-France sur la Balagne, les services de l'État ont décidé de fermer plusieurs massifs forestiers ce jeudi 23 juillet. La circulation des personnes et des véhicules sera interdite toute la journée sur certains secteurs particulièrement exposés.

Radio Calvi Un mineur positif à la cocaïne interpellé après un refus d'obtempérer à Bastia

Le 23 Juillet 2026

Un mineur a été interpellé à Bastia après un refus d’obtempérer qui s’est soldé par un accident impliquant deux véhicules. Sans permis et positif à la cocaïne, il sera prochainement convoqué devant le tribunal pour enfants.

Radio Calvi
Autres actualités :