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Eva Colas : « Ma place de première dauphine résonne comme une victoire. C’est la victoire de toute la Corse »
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Eva Colas : « Ma place de première dauphine résonne comme une victoire. C’est la victoire de toute la Corse »


Calvi

Par

Le 22 Décembre 2017


Comment, cette belle aventure, a-t-elle commencé ?
Tout a débuté à Los Angeles pour une dizaine de jours en octobre. Une période où les 30 candidates en lice que nous étions, ont appris à se connaître. C’est aussi à ce moment que l’on découvre l’envers du décor. C’est-à-dire tout ce qui peut exister bien avant la cérémonie des Miss France qui n’est qu’un moment, certes important, de cette aventure. On a été toutes jaugées par le staff et l’encadrement. Et ils sont très pointilleux sur la ponctualité, le comportement, la sympathie, notre capacité à parler anglais, à nous débrouiller seules loin de nos familles et à être ordonnées dans nos chambres. On n’avait pas droit au téléphone durant la journée. C’est très strict mais j’avais été briefée par Jessica Garcia, Miss Corse 2015. L’ambiance était très bonne et le staff nous a même dit que l’on était la meilleure promotion depuis bien longtemps. C’était, pour moi, un moment fort.


A quelle moment, la concurrence entre-elle en jeu car elle joue dans le décompte final ?
Franchement, il n’y a pas vraiment eu de concurrence. Chacune d’entre nous voyait l’aventure avec son regard. Chacune avait son objectif. Il s’agissait, pour ma part, de terminer, au pire, dans les 12 finalistes. J’ai pu tisser des liens avec quelques Miss (Limousin, Auvergne, Nouvelle-Calédonie, Réunion, Lorraine), j’étais surnommée « Miss Vacances ». Une fois à Châteauroux, la pression s’est, peu à peu, installée. On était dans une bulle. On est rentrées en résidence et nous avons répété les différentes chorégraphies. Ce furent de dures journées marquées par un travail long, le manque de la famille. C’est à ce moment-là (le 13 décembre) que la présélection des 12 s’est effectuée. Nous ignorions, bien sûr, les noms des lauréates qui fut communiqué en direct lors de la soirée du 16. Je visais le Top 12 mais en obtenant la meilleure note aux tests de culture générale (NDLR : 18/20), je me suis dit que j’avais peut-être un coup à jouer.


Comment la soirée s’est elle déroulée ?
Le comité avait choisi les douze finalistes, nous avons appris le résultat en même temps que tout le monde. J’étais dans le lot et cela suffisait à mon bonheur. A partir du Top 12, et ce jusqu’aux 5 finalistes, le vote était effectué par le public et le jury (50% chacun). A mesure que les noms défilaient, j’espérais. Et je fus la dernière à être appelée, ce qui me fit fondre en larmes avant de me reprendre. Puis, est venu le nom des dauphines. Comme je n’étais toujours pas mentionnée, j’étais toujours en lice. A ce moment, j’ai bien cru aller au bout. A la fin, on s’est tenu la main avec Maeva.


Déçue d’arriver si près du sacre ?
Honnêtement non car ce n’est qu’un début pour moi. Sur le moment, j’étais tellement heureuse d’être arrivée jusque-là. Ce n’est qu’après avoir appris que cela s’était joué à peu de voix, que j’ai été un peu déçue. Mais tellement contente et fière pour tout le monde. Ma famille qui était venue, mes amis… Je n’imaginais pas avoir un tel soutien de toute la Corse. Sur les réseaux sociaux, par mail, par message. Je suis très fier d’avoir si dignement représenté mon île. Et puis, même si toutes les régions ont voté, arriver à un tel résultat pour une région de 300.000 habitants contre 4 millions pour le Nord-Pas de Calais, c’est franchement énorme. Et je tiens à remercier tous ceux qui m’ont soutenue. Ma place de première dauphine résonne comme une victoire. C’est la victoire de toute la Corse.

Les critères de sélection pour arriver jusqu’au sacre font l’objet de critiques, qu’en pensez-vous ?
C’est vrai que tout le monde a tendance à ne retenir que l’aspect physique des candidates. Nous étions 30 et chacune de nous avait une beauté différente. Le physique n’est qu’un maillon d’une chaîne qui regroupe bien d’autres critères. Pour choisir les 12 finalistes, le staff et le comité Miss France tiennent compte de nombreux paramètres : la motivation, l’aptitude à gérer les critiques et la pression médiatique, le caractère. Chacune doit être en mesure d’être une bonne ambassadrice de la France sur la scène internationale.

L’avenir d’Eva Colas ?
Cette cérémonie marque un tournant dans ma vie. En tant que première dauphine, je vais suivre Miss France dans tous les shows auxquels elle sera conviée. Nous allons faire toutes les tournées des régions et même ailleurs. Il y aura aussi des défilés. Personnellement, j’ai déjà été contactée pour représenter des marques diverses. Et Miss France sera candidate soit à Miss Univers, soit à Miss Monde. Je serai donc candidate à l’un ou l’autre de ces concours. L’aventure continue donc pour moi. Je vais sans doute poursuivre dans la mode avant de reprendre mes études. Je dois profiter de cet élan. Je n’oublierai pas, pour autant de mettre en avant les créateurs corses en cosmétique ou huiles essentielles ainsi que les couturiers insulaires qui ont conçu la robe que je portais lors du tout premier tableau le jour de la finale.

La cause féministe a été un temps fort de votre présentation.
Rien n’a changé avec mon parcours. Défendre la cause des femmes, tel était le thème de l’élection. J’ai toujours voulu porter cette cause et cela va, bien sûr, continuer. Quand j’ai pris la parole, lors de la finale, j’ai certains membres du jury se lever et m’applaudir. Je vais continuer ce travail autour du caritatif pour défendre la cause des femmes mais aussi des animaux.

Le court terme ?
Je vais profiter des vacances de Noël auprès des miens. Je serai à Bastia dès samedi pour une séance de dédicace (1). Et j’ai été invitée par Patrick Rocca à l’Atrium pour une nouvelle séance d’ici la fin du mois…



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