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Jean-Michel Mosconi : « La droite corse n’est aujourd’hui ni audible, ni crédible »
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Jean-Michel Mosconi : « La droite corse n’est aujourd’hui ni audible, ni crédible »


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Le 20 Avril 2018


- Qu’est-ce qui a motivé la création de ce mouvement « La Corse pour tous » ?
- Après les élections territoriales de décembre 2015, nous avons constaté plusieurs points de dysfonctionnement à droite. Tout d’abord, la nécessité d’une organisation locale, d’un parti implanté en Corse, qui ne soit pas tenu par la politique nationale, même s’il peut évidemment être en bons termes et en accord avec la droite nationale. Notre démarche est ancrée sur la Corse avant tout. Ensuite, nous nous sommes interrogés sur l’image de la droite, une image de gestionnaire, de parti aux affaires depuis longtemps. Or, nous pensons qu’il faut revenir à une droite plus populaire, plus proche du peuple, des gens plus à l’écoute du terrain, du rural notamment. Il faut revenir aux fondamentaux. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes décidés à créer ce mouvement qui s’inscrit dans cette ligne.

- Estimez-vous que les deux partis de la droite locale sont aux ordres des Etats-majors parisiens ?
- Non ! L’un des partis est plutôt proche des Républicains (LR), ce qui, en soi, n’est pas un point négatif. L’autre exprime simplement de la diversité. La droite a toujours été efficace et constructive lorsqu’elle laissait s’exprimer plusieurs courants avec leur sensibilité propre pour mieux se retrouver ensuite. C’est pour cela que, tout en nous positionnant comme un mouvement à part entière, nous affichons l’ambition d’aller à la rencontre de toute notre famille politique afin de prêcher l’union et de marteler ce message : le rassemblement est indispensable aujourd’hui pour, de nouveau, espérer avoir une chance d’accéder aux responsabilités.

- Vous vous affirmez « droite régionaliste ». Comment vous positionnez-vous par rapport à Jean-Martin Mondoloni ?
- Il n’y a aucun antagonisme entre nous. Bien au contraire… ! Jean-Martin Mondoloni a déjà mené une campagne, ce qui l’a confronté à la réalité du terrain et à la réalité électorale. Il a été obligé de se positionner sur certains sujets. Nous sommes convaincus que nous devons, à court terme, trouver les moyens de nous réunir et de structurer l’opposition. Pour faire entendre sa voix, l’opposition doit, certes, être constructive, mais aussi ambitieuse et surtout déterminée. Aujourd’hui, elle est éclatée et pas audible. Il faudra, les uns et les autres, trouver des points d’accord pour pouvoir nous organiser. A ce titre, Jean-Martin Mondoloni devrait être notre interlocuteur privilégié.

- N’avez-vous pas de contacts ?
- Oui ! Nous échangeons régulièrement, et ce, depuis bien avant les élections. Il est évident qu’il fallait, après les élections territoriales de décembre, laisser passer un certain temps… Comme nous n’avons pas participé au scrutin, nous étions un peu en sommeil. Nous faisons, aujourd’hui, de nouveau entendre notre voix pour appeler toutes celles et ceux de la droite et du centre, et même au-delà, à bâtir une opposition qui soit, à la fois, audible et crédible.

- Ne l’est-elle pas aujourd’hui ?
- Non ! La droite a pris la tête de l’opposition territoriale et compte encore un socle conséquent de sympathisants politiques, mais il lui manque la capacité à porter devant les Corses un vrai projet de société, un projet politique et surtout une organisation. Elle fait un travail très convenable dans l’opposition, mais nous pensons que ce qui lui manque véritablement pour faire pencher la balance et inverser la tendance qui se dessine politiquement depuis des mois, c’est une organisation à l’échelle de notre île et la mise en place d’un vrai projet. Ce qui fait qu’elle n’est plus audible aujourd’hui !

- N’est-ce pas surtout à cause de ses positions désuètes contre l’autonomie ?
- A une période effectivement, c’était une question taboue ! Certains pensaient que lâcher du lest sur la question de l’autonomie serait donner raison aux Nationalistes. Nous considérons, pour notre part, sans aucun complexe, que la Corse a besoin de beaucoup plus d’autonomie. Notre différence avec les Nationalistes tient à un certain nombre de points. D’abord, nous pensons que toutes les régions françaises doivent accéder à l’autonomie, ce qui est important ! Ensuite, nous ne nous positionnons pas dans un rapport conflictuel avec l’Etat. Enfin, bien évidemment, nous ne voulons absolument pas de l’indépendance. Ceci dit, l’opposition n’est pas crédible du fait de son organisation. Ce n’est pas une question de personnes ou de discours. On ne porte pas de critiques sur les discours de Valérie Bozzi ou de Jean-Martin Mondoloni, mais les électeurs ne comprennent pas les disparités et sont déboussolés. On le voit sur les deux derniers scrutins : à chaque fois, deux listes de droite. En face, la majorité territoriale arrive avec une seule liste et un discours beaucoup plus clair. Il faut montrer que nous sommes capables de nous unir, nous rassembler pour donner envie aux gens de nous rejoindre.

- Dans ce cas, pourquoi ne rejoignez-vous pas le mouvement de Jean-Martin Mondoloni ou celui de Laurent Marcangeli ?
- Quand au début de l’année 2016, nous avons créé « La Corse pour tous », Jean-Martin Mondoloni sortait d’une campagne électorale où il était colistier de Camille De Rocca Serra et où il n’avait plus de structure de droite régionaliste derrière lui. Laurent Marcangeli était toujours à l’époque chez LR. Même si nous sommes des compagnons de route du mouvement gaulliste depuis des années, LR ne pouvait être seul en Corse à s’exprimer à droite pour la simple raison qu’il faut plusieurs sensibilités. Nous nous sommes dit que créer un mouvement ne serait pas un problème dans le cadre de futures alliances ou union, mais permettrait de trouver du sens, suite à la défaite.

- Pourquoi n’avez-vous pas participé aux dernières territoriales. Etait-ce par choix ou par manque de sollicitation des deux listes en lice ?
- Nous pensions qu’on ne prépare pas une élection trois mois avant ! C’est la raison pour laquelle nous voulons, dès à présent, mettre en place des mesures correctives. Il faut bâtir un projet de société, surtout entre les élections, aller à la rencontre des gens, et créer une structure à l’échelle de la Corse. On ne peut pas, aujourd’hui, prétendre diriger la Collectivité de Corse, seul, et, à six mois des élections, sans organisation, sans ligne et sans projet politique à l’échelle de la Corse !

- Vous dites que la droite doit revenir sur ses fondamentaux. Quels sont-ils ?
- D’abord, la question de notre identité et de nos valeurs. Il faut être très clair là-dessus. Nous sommes une famille politique qui a aussi à cœur de défendre nos valeurs et notre identité, en priorité le rural qui est l’âme de la Corse. Le rural court, aujourd’hui, un grand danger du fait de la concentration des pouvoirs dans la collectivité unie et l’absence des départements. Ensuite, il faut se repositionner sur les questions économiques, - surtout depuis l’élection d’Emmanuel Macron -, et remettre en perspective notre logiciel politique. La droite d’inspiration gaulliste n’a jamais été ultralibérale, même si elle est pour l’économie de marché et l’initiative privée. Le développement économique est, pour nous, la pierre angulaire. Il faut remettre l’entreprise au cœur du projet corse et favoriser l’entreprise privée. Sans développement économique, sans baisse du chômage de masse, sans lutte contre la précarité, on ne peut pas se développer ! Ce n’est pas antinomique de ce qu’expriment les autres courants de droite. L’objectif est de pouvoir articuler et conjuguer toutes ces réflexions avec nos priorités.

- Le discours actuel, plutôt rétrograde, de la droite peut-il vraiment séduire la jeunesse corse ?
- Même si la majorité territoriale a réussi à rassembler de très nombreux jeunes à ses côtés, il faut aller chercher tous les jeunes qui ne sont pas nationalistes parce qu’il y en a ! Le discours n’est pas rétrograde, il est simplement inaudible du fait des très nombreuses voix qui s’expriment de manière isolée. Dès lors que nous travaillerons tous ensemble, que nous porterons un même projet pour la Corse et que nous parlerons d’une seule voix, le discours deviendra beaucoup plus audible. Et surtout, on le voit au quotidien, il nous manque la proximité du terrain. Il faut aller à la rencontre des gens. Dès qu’on est en contact avec la population, qu’on explique le projet, la position de la droite sort de la caricature. On se rend compte qu’il y a de plus en plus de personnes qui ne sont pas satisfaites de la gestion de la majorité actuelle.

- Quelles actions envisagez-vous de mener ?
- Dès les semaines à-venir, nous entamerons un cycle de rencontres sous forme d’apéritifs, au contact des gens sur de grandes thématiques, comme l’économie, la santé, les transports... Elles se feront dans un cadre simple – un café -, sans filtre en divers endroits de l’île avec des personnes qui ont des choses à dire. Nous rencontrerons, prochainement dans l’Extrême Sud, des chefs d’entreprise pour écouter leur diagnostic de la situation et leurs attentes. Nous formulerons, ensuite, rapidement, des projets qui tiendront compte de toutes ces informations. Dans une seconde phase, nous organiserons des réunions plus formelles avec des personnes qui ont un certain degré d’expertise dans leur domaine. L’idée est d’arriver, à l’échéance des prochaines élections territoriales, à proposer, ensemble, un vrai projet abouti.

- Participerez-vous aux municipales de 2020 ?
- Il faudra impérativement que nous rencontrions toutes les personnalités politiques de droite et du centre, même du centre gauche, pour savoir celles qui solliciteront un nouveau mandat ou se présenteront pour la première fois. L’idée est de pouvoir présenter un certain nombre de candidats issus de la droite unie pour inverser la tendance. C’est un des chantiers qu’il faudra prendre en considération très rapidement.

Propos recueillis par Nicole MARI.
 



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