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La Collectivité de Corse dénonce les conséquences du projet de loi Blanquer
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La Collectivité de Corse dénonce les conséquences du projet de loi Blanquer


Calvi

Par

Le 07 Février 2019


« La réforme Blanquer va aboutir à l’éviction du corse de l’école publique. »
Sur un ton ferme, Vannina Buresi, présidente de la commission ad hoc sur la réflexion autour des politiques publiques de la langue corse a donné le ton, ce mercredi à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est déroulée à l’Hôtel de Région.
En présence d’une vingtaine d’enseignants investis dans les filières bilingues, de Jean-Guy Talamoni, président de l’assemblée de Corse et Petru-Antò Tomasi, leader du groupe « Corsica Libera », de plusieurs syndicats (STC, SNALC, SGEN-CFDT), de représentants de l’ESPE, l’inquiétude est palpable.


Il faut dire qu’avec le projet de loi Blanquer qui inclut la future réforme du lycée et du baccalauréat à compter de 2020, la langue corse en prend un sacré coup. « Nous avions déposé une motion, en octobre dernier, explique l’élue, elle avait été votée à une large majorité mais nous ignorions réellement, à l’époque, en quoi consistait cette réforme. Les Basques nous ont informés, ce week-end des tenants et aboutissants de cette réforme. Ils avaient prévu de donner une conférence de presse ce mercredi, le contact a été pris avec les Occitans et les Bretons pour une conférence de presse, donnée le même jour mais pas forcément à la même heure. Nous avons élargi la nôtre, justifiant qu’avec cette réforme, la langue corse serait en péril. »

Le coefficient de l’option corse passe de 2 à 0,6 au bac
La dite réforme, à laquelle une autre de l’ESPE également préjudiciable prévoit, en effet, la possibilité de choisir l’enseignement optionnel du corse en LVC. Mais l’option corse voit, dans le même temps, son coefficient pour le bac passer de 2 à 0,6 alors que, dans le même temps, l’option langues et cultures de l’Antiquité conserve le coefficient 2. « Comment peut-on croire qu’un élève suivra un enseignement supplémentaire de 3 heures hebdomadaire pour un coefficient dérisoire de 0,6 ? Sachant, en outre, qu’il sera impossible de cumuler l’option corse avec une autre option. »
Une délégation de la CdC a pris contact avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale en vue d’une rencontre.
« À ce jour, nous n’avons pas encore reçu de réponse, constate Vannina Buresi. Un sujet brûlant qui figurera à l’ordre du jour de la prochaine session de l’Assemblée de Corse les 21 et 22 février prochains…



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