Agence du Tourisme de la Corse : Un observatoire aux lendemains prometteurs
Calvi
Par
Le 19 Juin 2018
Décortiquer la clientèle touristique pour mieux la comprendre, observer jusqu’aux frontières et entrer dans le détail de nos visiteurs. C’est le travail mené par l’ATC depuis quelques semaines, voire quelques mois, sur le terrain pour tenter d'avoir une vision totale du marché. Une sorte de radiographie en profondeur, qu’il s’agisse de l’origine de la clientèle, de ses revenus, du type d’hébergement souhaité - même non-professionnels - et bien entendu, étudier les comportements, les doléances, comme les satisfactions. Cela s’appelle de la stratégie, à savoir : aller au fond des chose pour comprendre, apprendre et réagir. L’Agence du Tourisme a trois missions spécifiques : l’observation touristique, le développement, c'est-à-dire l’aide aux acteurs et à l’économie touristique, et la promotion. Trois missions complémentaires que les acteurs de l’ATC ont développé autour des interventions de leur présidente, Nanette Maupertuis, Domi Subrini, Marc Simoni, en présence de Daniel Charavin et des représentants de l’ADEC.
L’outil idéal : l’observation…
L’ATC, qui veille donc sur l’économie du secteur touristique, observe et enquête; Elle collabore au travail de l’INSEE sous la forme d’un partenariat pour définir avec précision : Qui vient en Corse ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Un travail de longue haleine qui ne portera sans doute pas les fruits cet été, mais s’avère diablement intéressant pour les années à venir.
Lorsqu’elle aborde ce sujet, Marie-Antoinette Maupertuis ne cache pas que le travail est colossal, mais elle sait pertinemment qu’il en sortira quelque chose de positif, de stratégique, que cette « enquête aux frontières » apportera la lumière à travers un certain nombre d’arguments.
72 000 questionnaires ont été envoyés
2634 rotations ont été examinées (406 rotations bateaux, 2228 avions)
6000 heures de travail ont été effectués
23 enquêteurs ont sillonné 7 jours sur 7 les quais et les salles d’embarquement
A cela, il convient d’ajouter un certain nombre d’étapes liées aux garanties scientifiques ! « Elle furent toutes franchies avec succès. Après la signature d’une convention spécifique ATC/INSEE, l’obtention d’un label INSEE, un avis favorable du Conseil de l’Information Statistique et une déclaration à la Commission Nationale de l’Informatique et des libertés, le recrutement d’enquêteurs et la lecture des questionnaires optiques, un test en réel en 2016 et le sérieux de l’analyse était acté » précise Nanette Maupertuis.
Une étude, des résultats
Au terme d’un long travail, l'ATC peut d’enorgueillir d’une étude originale autant que sérieuse, saine et précise quant aux résultats obtenus.
L'étude distingue trois types de touristes :
- Affinitaire, car en pays de connaissance. Il est hébergé dans sa résidence secondaire, chez la famille ou les amis. Il ne paye pas son hébergement.
- D’agrément. C’est le touriste-type qui opte pour le séjour vacances et paye son hébergement.
- Professionnel. Le motif du séjour est lié à son travail. C’est le touriste qui se déplace pour des congrès et des séminaires. On y trouve les voyageurs de commerce et travailleurs saisonniers
L'étude dénombre trois types d’hébergements :
- L'hébergement marchand professionnel : campings, hôtels, résidences de tourisme, villages de vacances et locatifs professionnels.
- L'hébergement marchand non-professionnel : locations de particulier à particulier en résidence principale ou secondaire, aménagée ou à usage intermittent.
- L'hébergement non-marchand et non- professionnel : résidences secondaires à usage exclusif et hébergement gratuit (parents-amis).
L'étude scanne trois périodes : Avant-saison (1er mai au 30 juin), haute-saison (juillet-Août), arrière-saison (1er septembre 5 novembre). « La fréquentation touristique par territoire fait son entrée. On peut même, au terme de l’enquête, apprécier le poids relatif de leur attractivité », précise Nanette Maupertuis.
Le coût d’une telle opération s’élève à 370 000 €, financée à hauteur de 60% par l’ATC et 40% par des Fonds Européens (FEDER).
J. F.
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