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Sébastien Simoni : « Sans une politique volontariste, il sera toujours plus facile de créer une start-up à Paris qu’en Corse »
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Sébastien Simoni : « Sans une politique volontariste, il sera toujours plus facile de créer une start-up à Paris qu’en Corse »


Calvi

Par

Le 29 Septembre 2017


- Vous êtes président de FemuQuì depuis plus d’un an et demi, quel premier bilan tirez-vous de votre action ?
- Nous avons mis en place certaines choses actées dès la première Assemblée générale, notamment une société de gestion distincte FemuQuì Ventures qui a pour fonction de gérer les fonds de FemuQuì et de lever d’autres fonds. Cela nous a permis de lever des fonds d’investissement de proximité, les FIP Corse Suminà, qui offrent à leurs souscripteurs une réduction d’impôt sur le revenu de 38%. Nous sommes la première société de gestion corse, ayant son siège social en Corse, à le faire. Nos FIP ont la particularité d’avoir été levés principalement dans l'île, alors que les autres FIP collectent partout en France. À la fin de l’année, grâce aux deux FIP Suminà, nous aurons, ainsi, doublé les fonds gérés par FemuQuì.

- Dans quels secteurs et entreprises insulaires avez-vous, en priorité, investi les fonds ainsi récoltés ?
- En 2015, nous nous étions engagés à explorer, à côté du financement de l’économie traditionnelle, une nouvelle voie : le financement de l’économie numérique. Nous venons de faire trois investissements dans ce domaine à travers deux start-up APPeBIKE et Volpy, et la société AflOkkat. Ces entreprises représentent déjà plusieurs dizaines d’emplois. APPeBIKE a développé un système de location de vélos électriques à partir d’une application mobile et s’est spécialisée dans le cyclotourisme. Volpy est une application qui rachète et échange les téléphones mobiles, elle se place dans le Top 10 francophone de l’Appstore. AflOkkat n’est pas à proprement parler dans le numérique, mais est, pour nous, un investissement stratégique car elle a décroché le label « Grande École du Numérique » (GNE).

- De quoi s’agit-il ?
- AflOkkat va ouvrir, à partir de janvier 2018, une formation numérique de développeur informatique qui s’adresse à des jeunes ayant au moins le niveau BAC. C’est pour cela que FemuQuì, en même temps qu’il investit dans les start-up du numérique, s’est intéressé à cette société. La Corse manque de développeurs et de gens formés aux techniques numériques, et a besoin de leviers sur la formation. C’est un point essentiel pour atteindre une masse critique de savoir-faire qui rendra l’écosystème d’entreprises numériques plus résilient.

- C’est-à-dire ?
- Dans la première vague de start-up créée en Corse, beaucoup sont devenues des start-up de renom, mais ne sont pas restées dans l'île parce qu’elles étaient confrontées à trop de contraintes, notamment en ressources humaines. Cette école créera tout un vivier de jeunes qui apprendront à coder, certains iront travailler tout de suite, d’autres continueront des études universitaires. Ce qui pourrait, dans un deuxième temps, renforcer les formations en master à l’Université. C’est pour montrer l’importance de cette formation que, symboliquement, nous tenons l’Assemblée générale de FemuQuì au siège d’AflOkkat. Nous mettons beaucoup d’espoir dans ce type d’investissements, nous pensons que c’est un moyen d’agir sur l’économie corse.

- Les jeunes Corses sont-ils attirés par les métiers du numérique ?
- C’est une des grandes questions et un argument qu’on nous oppose parfois. On dit que ce type d’école est très élitiste, voir confidentiel. Or, d’après les derniers chiffres qui datent d’un mois, cette école affiche déjà plusieurs centaines d’inscriptions. Cela prouve une prise de conscience qui est réelle en Corse, comme elle l’est en Europe. On ne vit pas coupé du monde !

- Quels sont les débouchés aujourd’hui en Corse ?
- Il y a plusieurs scénarii de sortie. Des jeunes peuvent créer leur start-up ou intégrer des start-up déjà existantes. En ce moment, les start-up insulaires recrutent beaucoup dans la diaspora, également des jeunes étudiants de l’université de Corte et des étrangers. Il y a, aussi, la possibilité de travailler depuis la Corse pour des sociétés qui sont situées ailleurs dans le monde. Dans le domaine du numérique, se développe, depuis quelques années, un nouveau mode de télétravail : le travail en remote. Cette organisation est le résultat d’un marché du travail très tendu où les entreprises sont prêtes à recruter les talents là où ils sont. Il ne faut, donc, pas avoir une vision de débouchés restreinte à l’écosystème numérique corse. On peut, aussi, travailler à distance.

Sébastien Simoni : « Sans une politique volontariste, il sera toujours plus facile de créer une start-up à Paris qu’en Corse »
- Quel est l’état de développement du secteur numérique dans l’île ?
- Il ne faut pas se raconter d’histoire ! C’est un secteur encore embryonnaire. Les emplois dans les start-up numériques représentent entre 150 à 200 personnes. En revanche, ce qui est assez nouveau, c’est une grande éclosion, cette année, de nouvelles start-up. C’est un phénomène européen et mondial, qui touche aussi la Corse. L’écosystème grossit, des sociétés lèvent des fonds, ce qui n’était pas vraiment le cas il y a deux ans. Le financement est plus fluide, plus facile. Ces nouvelles start-up visent un marché national ou international avec une logique de produits et une approche très pro.

- Vous parlez de plus d’un millier d’emplois potentiels ?
- Oui ! On peut très bien imaginer qu’en 2025, le numérique génère plus d’un millier d’emplois, mais c’est un secteur qui exige beaucoup d’investissements. Sans une politique volontariste et des actions fortes, très concrètes, pour le développer, il sera toujours plus facile de créer une entreprise dans le numérique à Paris qu’en Corse, surtout à cause des contraintes de transports et d’accès à une ressource humaine qualifiée. On ne voit souvent dans le secteur immatériel que les gains, les réussites, les emplois ou les produits qu’il génère, on a peu conscience de la contrepartie et des investissements assez lourds qu’il nécessite. La méconnaissance des réalités du secteur pousse à croire que c’est un peu magique, on crée une start-up en Corse et on vend les produits dans le monde entier… mais cela demande une intensité capitaliste.

- L’Exécutif régional fait du numérique un levier de développement pour les territoires ruraux et de l’intérieur. Est-ce réaliste ?
- Pas en termes d’entreprises ! Je pense que seuls, les pôles urbains de Bastia et d’Ajaccio peuvent accueillir les entreprises du numérique. Ce serait déjà très bien si on pouvait créer ces pôles numériques dans les deux grandes villes de Corse. Par contre, il est vrai que le numérique, si le réseau haut débit est développé, permet des activités à distance et, donc, de travailler dans des zones rurales pour n’importe quelle société dans le monde. Il permet, aussi, à des gens du rural de se former à très haut niveau avec des MOOC (Massive open online course), ces formations en ligne ouvertes à tous donnent la possibilité de suivre des formations d’université du monde entier.

- Le numérique investit les secteurs traditionnels, comme le tourisme ou l’agriculture, qui sont de plus en plus connectés. Qu’en est-il en Corse ?
- Le propre du numérique est de ne plus être un secteur d’activités, mais d’infuser toute l’économie. Il est en train de transformer l’agriculture, le médical, l’énergie... C’est la 2ème phase de la révolution numérique. La 1ère s’est focalisée sur des produits immatériels, tout ce qui était digitalisable : l’écriture, les photos, la vidéo… La 2ème touche le monde physique et fait apparaître du numérique un peu partout. D’où l’importance de développer le réseau 5G de téléphonie mobile, nouvelle génération, pour avoir une couverture plus large. Le tourisme a été l’un des premiers secteurs à être transformé par le numérique, mais les effets ne sont pas toujours positifs. Les plateformes style Booking ou AirBNB captent une partie de la marge des hôteliers et posent des problèmes d’équité fiscale.

- La mauvaise couverture de l’île en haut débit est-elle un frein puissant ?
- Les pouvoirs publics ont souvent réduit le numérique à la création d’un réseau haut débit. C’est vrai dans le sens où, comme pour les routes, plus la couverture haut débit est large, plus l’économie se porte bien. Une étude quantifie que les zones couvertes par des réseaux haut débit ont une différence de PIB (Produit intérieur brut) qui peut dépasser 1%. En même temps, la Corse a pas mal de retards dans ce domaine. Elle a, à chaque fois, peu anticipé les révolutions. Elle a installé l’ADSL quand la fibre s’installait ailleurs… Elle est toujours la traine. Une nouvelle révolution s’annonce avec la 5G qui a des performances 10 fois supérieures à la 4G et la particularité de supporter les objets connectés. De plus en plus d’objets seront connectés : l’ouverture d’un portail, les systèmes d’alarme ou de gestion de l’eau, les voitures… Si on n’agit pas maintenant, on court le risque qu’en Corse, la 5G ne soit pas déployée de manière commerciale avant 2025, alors que les premières expérimentations débutent en France. Il faut réfléchir à la façon d’accélérer le déploiement de ce réseau. La fibre étant trop cher, c’est la seule chance de couvrir le rural en haut débit.

- Vous avez placé très haut vos ambitions avec le challenge Hyperloop One. Et avec une certaine réussite. Quel était le but ?
- Le but de la soumission à un appel à projets mondial était de trouver le moyen de faire apparaître la Corse sur l’échiquier mondial de la technologie. Répondre à ce challenge était une façon de signifier qu’en Corse, il se passait des choses… Nous avons été très contents d’avoir été retenus dans le premier round. Nous avons été audités au printemps par un jury de la société Hyperloop et nous avons passé, durant l’été, le second round de sélection. Notre projet Sardinia.Corsica a fait partie des douze derniers dossiers qualifiés en Europe et des 20 dossiers dans le monde sur un total de 2600 candidatures. C’est le seul projet sélectionné sur la France et l’Italie. Au final, dix ont été retenus, nous sommes dans la 2nde tranche.

- Qu’a-t-il de particulier ?
- Une infrastructure, comme Hyperloop, permet, dans le cas de la Corse, de créer une ville de plus d’un million d’habitants. Souvent, on la compare aux transports aériens, du coup on peut ne pas comprendre la potentialité de transformation de cette innovation. Il faut plutôt la comparer à un train de banlieue. Les temps de trajet sont tellement courts qu’ils créent une ville entre Bastia et Cagliari. Cette transformation, qui est révolutionnaire et liée au temps et à l’espace, permet d’étaler une ville sur une grande distance.

- Atteindre un tel niveau de la compétition, est-ce une victoire ?
- Oui ! Cela veut dire que, dans une compétition internationale, nous sommes crédibles. Que des entreprises corses puissent porter des produits internationaux, nous n’en doutions pas ! C’est une preuve de plus. C’est aussi une façon de dire que la Corse veut faire partie de cette révolution et s’inscrire dans le 21ème siècle. Nous attendons les retours des études que la société Hyperloop a menées sur la Corse. Nous avons noué des contacts avec les autres projets européens. Nous continuons à être en veille sur ces technologies.

Propos recueillis par Nicole MARI.

Les pépites de FemuQuì : APPeBIKE, Volpy

Sébastien Simoni : « Sans une politique volontariste, il sera toujours plus facile de créer une start-up à Paris qu’en Corse »
APPeBIKE, l'innovation au service du cyclotourisme
Fort de l'expérience acquise au cours de quatre années à la tête d'une agence de voyage spécialisée dans les séjours de cyclotourisme, Sébastien Rognoni, 43 ans, imagine un projet de mobilité novateur, croisant vélos électriques et software. En 2016, il crée APPeBIKE : le premier réseau 100% mobile de vélos à assistance électrique (VAE) en libre-service. Il repose sur une innovation qui dématérialise entièrement le processus de location des vélos via une application pour smartphones. En quelques minutes, l’utilisateur peut réserver, payer, déverrouiller et récupérer son VAE dans l’une des bornes situées au sein d’établissements partenaires : hôtels, campings et offices de tourisme. Des circuits de découverte lui sont directement proposés depuis son smartphone embarqué sur le guidon de son eBike.
En quelques mois, APPeBIKE a développé sur l’île un réseau de plus d’une trentaine de partenaires et un parc de plus de 200 vélos. Parallèlement à cette application, il a imaginé un site Internet destiné à la revente de ses propres vélos pour assurer un parc de qualité, en permanence neuf, tout en s’inscrivant dans un marché en plein essor. La vente de vélos électriques en Europe connaît, en effet, une croissance considérable, de l’ordre de 30 à 35% par an depuis 5 ans. Tout l’intérêt de ce modèle, imaginé en Corse pour contribuer au développement d’un tourisme respectueux de l’environnement, est d’être parfaitement transposable à d’autres territoires et à d’autres problématiques de mobilité.
FemuQuì Ventures a accompagné la phase de création-déploiement de cette start-up en injectant avec le FIP Suminà n°2 un premier investissement destiné à alimenter les efforts commerciaux de la saison estivale 2016. Débloquée dans le courant de l’été, il suivait de quelques mois l’entrée de Business Angels et précédait un soutien financier accordé par BPIfrance.

Sébastien Simoni : « Sans une politique volontariste, il sera toujours plus facile de créer une start-up à Paris qu’en Corse »
Volpy : Une application permettant le recyclage, la reprise et le rachat de téléphones mobiles
Après 15 ans de consulting aux entreprises, Marc Simeoni, 44 ans, prend conscience, en 2015, de l’existence d’un marché considérable autour de la « deuxième vie » des mobiles usagés, et surtout de l’inexistence de solution simple et fiable pour les vendeurs ou acheteurs de smartphones d’occasion. Il s’associe avec Paul Miniconi, 43 ans, cofondateur de iMusicSchool, et Hervé Ghirlanda, 48 ans, dirigeant d’une étude d’architectes à Bastia. Et imaginent ensemble une application pour smartphones permettant de diagnostiquer et collecter les téléphones inutilisés dont le nombre s’élève aujourd’hui à plus de 100 millions. Ce projet séduit le PDG et fondateur d’Oscaro.com, Pierre-Noël Luiggi, qui décide de prendre une participation au capital et d’apporter un soutien logistique à l’équipe, notamment en mettant du personnel et des moyens techniques à disposition.
C’est ainsi que naît Volpy. Son fonctionnement est simple et rapide : après installation sur le smartphone dont l’utilisateur souhaite se séparer, l’application démarre une série de tests effectués par l’utilisateur lui-même. En quelques minutes le diagnostic est fait, Volpy propose un prix ferme de rachat du mobile. Une fois le téléphone collecté, il est, selon son état, soit réparé, reconditionné puis revendu, soit recyclé en réutilisant certains composants.
Employant déjà plus de 12 salariés qualifiés, Volpy est incontestablement la startup corse la plus mûre et la plus prometteuse. Elle a participé en novembre 2016 au WebSummit de Lisbonne et en janvier 2017 au Consumer Electronics Show à Las Vegas. Disponible sur l’App Store et Google Play Store depuis octobre 2016, téléchargée plus de 200 000 fois, l’application a déjà pris sa place dans le top 10 de la catégorie « style de vie » de l’Appstore, et s’est déjà classée 16ème toute catégories confondues.
FemuQuì Ventures suit Volpy de près depuis les premiers pas du projet. Elle a décidé au printemps dernier de structurer une opération de financement en proposant à un autre fonds d’investissement, le FIP Neoveris Corse 2016, d’investir aux côtés du FIP Corse Suminà n°2, afin de doter l’entreprise de moyens à la hauteur de son ambition et de son potentiel, certainement international.

 



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