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Territoriales : Avec les Insoumis "AOC Mélenchon"
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Territoriales : Avec les Insoumis "AOC Mélenchon"


Calvi

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Le 20 Novembre 2017


Avec l'annonce de candidature de Jacques Casamarta, les Insoumis de Corse ont été placés devant le fait accompli. Ils reviennent sur les péripéties de la précampagne les concernant et dressent un état des lieux de la situation. Échanges avec, faisant partie des groupes d'action de Bastia, Porto Vecchio et Ajaccio, Robin de Mari, Sandrine Nobili, Jean-Luc Doussau, Kilian Martinetti et Nathalie Bourras.
Ils expliquent : « Il n'y a pas là une scission entre deux groupes d'Insoumis. Pour reprendre un rapide historique, fin juin, une dizaine de militants annoncent que la Corse Insoumise ira aux territoriales, avec diverses formations de gauche. Le 17 juillet, la première réunion a lieu en catimini avec le PC sans en référer ni au national ni à la base locale, réunion ne donnant lieu à aucun compte rendu. Fin août, après la amphis de Marseille, nous avons été conviés à cinq - aucun de la liste actuelle - à rencontrer le national, preuve que rien n'avait été fait en ce sens. Les autres ont aussi rencontré quelqu'un de la superstructure pendant l'été - une députée retraitée en vacances – et rien n'a filtré de cet entretien... »


Depuis plusieurs mois, en fait, la problématique des territoriales avait été posée. Y aller dans une union, ce n'était pas dans la ligne de La France Insoumise, à moins que ce ce soit sur la base de L'Avenir en Commun. Soutenir d'autres, par exemple le PC, cela aurait pu être possible... Mais toutes les éventualités étaient rejetées. « En fait, il ne fallait parler que de l'union avec le PC, une fiction de débat alors que nous savions que les jeux étaient déjà faits. » Selon les Corses de La France Insoumise, le système médiatique a tendance à mettre en avant les seules paroles de Jean-Luc Mélanchon, alors qu'il s'agit d'une stratégie décidée collectivement. « Sur la plate-forme de la France Insoumise, il y a plus de 4 000 contributions d'individus et de groupes, et des synthèses à partir de celles-ci », soulignent-ils. La démocratie y fonctionne donc à plein. « Il ne s'agit pas de faire croire que le méchant Mélenchon essaie de contrer des décisions prises démocratiquement au plan local. Parler de diktat en ce cas s'apparente à de la manipulation, en limitant de surcroît le débat la sphère corse-corse. » Existe-t-il une définition au sens politique de l'Insoumission ? « Oui, et elle est simple : le respect de notre programme, L'Avenir en Commun, auquel nous avons tous participé (sauf les candidats qui se réclament de nous), et le charte de La France Insoumise. »


Les insoumis l'apprennent à leur dépends : l'assemblée est peut-être nouvelle mais la politique qui y conduit est vieille et connaît les recettes pour figurer au mieux dans la compétition. Mais, une fois admis qu'ils ont été dépassés, ils campent sur leurs positions : « Nous sommes nombreux à penser que le programme national de la France Insoumise est particulièrement adapté à la Corse. A partir du moment où la FI ne valide pas de candidature, lancer le nom de Corse Insoumise est sans fondement. Il n'y aura pas de notre part d'appel au vote. Chacun d'entre nous est assez mature pour savoir ce qu'il a à faire. Nous avons été bernés, mais le PC aussi. Jacques Casamarta parle d'un vote à 80% des Insoumis de Corse pour l'alliance, mais ce vote n'a jamais eu lieu ! Il a fait croire aux communistes que le national était au courant, ce qui n'a jamais été le cas ! »


Les Insoumis reprochent donc au leader de la liste d'union de s'être servi du label comme d'un marchepied électoral. Les 25 et 26 novembre, deux de ceux qui s'expriment là participeront la convention de la France Insoumise à Clermont-Ferrand. Ils l'admettent : c'est une force de ne pas être structuré, mais cela peut parfois avoir des inconvénients, notamment au niveau de la communication. Ils l'ont expérimenté sur l'île, où ils ont patiné dans ce domaine. « Il faut sans doute des porte-parole en région, disent-ils. Pour les médias, une parole doit être reliée à quelqu'un ou à quelques uns. Cela rend les choses plus faciles et accroît l'efficacité du message ». En attendant, ils se retrouvent sur Discord, messagerie instantanée où La France Insoumise a créé un lieu d'échanges.


Ces électeurs, si on ne sait pas pour qui ils voteront, on peut se douter pour qui ils ne voteront pas. « Nous ne critiquons pas le fait que cette union existe... Mais, à titre personnel, il nous est difficile de voter pour des gens qui nous ont arnaqués et nous prennent pour des imbéciles », disent-ils.

 



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